Conseil municipal. Dernier budget et un bilan de six ans

Vendredi 19 juin 2020.

En conseil municipal du 11 juin dernier, nous avons été amenés à nous prononcer sur le compte administratif et le Le 11 Juin dernier, nous avions le dernier conseil municipal sur lequel nous avons dû nous prononcer sur le budget et le compte administratif de la ville. L'occasion de faire un bilan financier de ces six ans de mandat.

On y voit une explosion de la dette par habitant, une hausse de cette même dette sur 6 ans de 30%.

Tout cela pour au final quelles réalisations?

A revoir :

Et à lire ci-dessous la totalité de mon intervention.

 

"Nous avons eu à intervenir lors du dernier conseil municipal sur le compte administratif de 2019, le dernier du mandat, et, dans la foulée, ce qui n’arrive jamais, le budget 2020.

C’est donc l’occasion de faire un bilan du mandat de l’équipe de Mme Geoffroy depuis 1014, et force est de constater qu’il n’est pas si brillant que cette dernière veut bien le dire.

Pour commencer, et juste sur l’année qui s’est finie, cette dernière avait ironisé sur le taux de réalisation de la précédente équipe municipale qui fleurtait avec les 60% ; et là, vous êtes à 62% de réalisation, avec 7,9M€ qui restent à réaliser.

Mais au-delà des chiffres, regardons les grands projets dont la maire se gargarise à chaque conseil municipal, ou dans les pages de son journal

-          Ecole René Beauverie : cette dernière était déjà programmée en 2014, mais en effet, cette dernière a lancé les études, et la réalisation, avec tous les aléas de chantier connus, avec presque 5 ans pour réaliser cette école.

-          Ecoles au sud : on peut résumer ces écoles à des bungalows, avec une école qui s’est enlisé sur un terrain pollué, et des acquisitions pour construire Cartailhac non gérée. Et donc maintenant des bungalows derrière l’école Curie, ce que nous avions proposé à l’époque en 2015.

Bref, sur les écoles, Mme la maire avait promis trois groupes scolaires et nous en avons une seule.

Ensuite, ce sont d’autres projets qui ont fleuri, mais avec plus ou moins de réussite : une piscine qui ne ressemble finalement pas à une rénovation tant il ne reste que les murs, et qui n’avance pas, et prive les enfants de piscine pendant plus de deux ans, des aménagements autour de l’hotel de ville qui n’avancent pas ; Le vieux centre commercial Casino qui devait déménager au 2019 est encore là. Par contre, la maire a décidé d’installer un Lidl à l’extérieur de la ville, chose assez incompréhensible.

Bref, ce bilan n’a rien de logique, ne présente aucune cohérence et peu de projets arriver à terme.

Mais tout cela n’est malheureusement pas sans conséquence car tous ces chantiers coutent aux Vaudais. Alors, puisque c’est le sujet, comment sont nos finances ?

Tout d’abord une dette qui s’est envolé, amenant le montant de la dette par habitant de 1376€ à 1470€. Nous avons eu en effet une augmentation de la population de 7000 habitants, mais on parle bien d’un ratio de dette par habitant. C’est beaucoup trop ! la dette s’envole. Elle était de 58 Millions d’euros en 2014 (compte administratif). Elle est sur celui de 2019 à 71,9 Millions d’euros, soit une augmentation de la dette de près de 12,9 Millions d’Euros en 5 ans et le budget présenté montre une dette qui serait de 76 Millions d’Euros.

Malheureusement, les impôts n’ont pas diminué sur cette période. Si les taux n’ont pas évolué, la valeur de l’indice a augmenté et les Vaudais paient de plus en plus d’impôts. La bonne gestion de la ville dont s’est targué l’équipe municipale aurait du refléter alors la possibilité d’une baisse des impôts. IL n’en n’est rien, et la mairie continue d’emprunter et d’amplifier son endettement, déjà largement au-dessus de la moyenne des villes équivalentes !

D’autre part, la gestion du personnel est toujours aussi déplorable, et si la hausse de la masse salariale est contenue, le taux d’absentéisme et de maladie reste très haut, montrant ainsi la mauvaise santé de ceux qui font la mairie.

En résumé, le mandat de l’équipe et plus particulièrement de la maire Mme Geoffroy, fait d’amateurisme, de projets non finis car non suivi, ne sont que le reflet de cette dernière, quasiment à mi-temps sur son mandat, et la priorité qu’elle a donné à sa carrière."

Christine BERTIN.