Les jeudis de l'APVV....aujourd'hui "L'échec du recyclage des déchets sur la Métropole"

Jeudi 18 mars 2021.

Nous inaugurons en ce jeudi une nouvelle rubrique sur notre site : "L'Edito du Jeudi". Nous traiterons ainsi chaque jeudi un sujet d'actualité vaudaise ou métropolitaine qui intéresse notre vie à tous, nous vaudais.

En ce 18 mars 2021, Journée Mondiale du Recyclage, crée en 1994 (27 ans déjà!), intéressons-nous quelque peu au recyclage des déchets sur notre ville. Mais qui dit recyclage, dit tout d'abord tri des déchets par les individus que nous sommes.

Mis en place il y a une vingtaine d'années, ce tri des déchets n'a quasiment pas évolué. Il part du principe que les ménages ne savent ou ne peuvent que trier quatre choses:

* le verre: un tri plutôt bien fait et très ancien sous le couvert d'une bonne action car "trier le verre c'est aider la recherche contre le cancer" puisque la métropole reverse 2 euros pour chaque tonne de verre récupérée. Il oblige chacun à emporter cette verre dans des bornes situées sur la voie publique. Et cela marche bien.

* les déchets dangereux: un tri plus difficile qui regroupe les piles, batteries, lampes, produits inflammables, ... mais qui oblige à tout emporter en déchetteries même si celles-ci sont quelquefois un peu frein à cette récupération. Sur ce type de déchets, beaucoup reste à faire.

* les déchets d'emballage (valorisables) à savoir le carton, le plastique, le papier, le métal qui sont à déposer dans la fameuse poubelle jaune : un tri apparemment simple mais finalement plus compliqué encore car chacun ne sait jamais trop que faire avec son pot de yaourt ou sa barquette de viande.... Une tentative de simplification a été tenté il y a plus d'un an avec l'élargissement des consignes de tri permettant ainsi de mettre plus de choses dans cette poubelle, mais cela n'avance pas. Les refus de tri restent nombreux et il est très fréquent de voir des camions de déchets d'emballage partir en incinération car trop souillés par des déchets.

* les déchets ménagers mélangés autres (alimentaires, plastiques non emballages, produits d'hygiène,...) qui sont mis dans la poubelle grise historique.

Tout cela la Métropole le résume dans le visuel suivant:

Après 20 ans quel est bilan? Médiocre sans nul doute. Les raisons sont multiples:

* C'est tout d'abord culturel: le tri des déchets ce n'est pas noble, cela ne fait pas envie. On met tout dans une poubelle et hop, on s'en débarrasse. Cela fait que ni les citoyens, ni leurs élus ne s'y intéressent vraiment.

* Ensuite par facilité, il est simple de mettre tout dans une poubelle, voire dans deux, plutôt que trier. Et demander à ses électeurs de trier les déchets, ce n'est pas très vendeur pour les élus et responsables qui ont plus tendance à s'intéresser à ce que cela coûte, qu'à ce qu'est le tri et comment on peut mieux faire.... A voir la polémique actuelle sur la taxe des ordures ménagères! On ne parle que d'argent, pas de l'objet de cette taxe. Comme si lorsqu'on achète une voiture, on ne regardait que le prix.

* Et il y a l'organisation de l'économie du recyclage. Quelques grosses sociétés proposent des solutions clés en main, toutes les mêmes à savoir des centres de tri ou des incinérateurs. Et au-delà point de salut!

Pour ces raisons et bien d'autres, le tri des déchets ne s'améliore pas et le recyclage ensuite, pas non plus.

Pourtant les solutions existent.

Sur le sites lesjourneesmondiales.fr des solutions sont proposées selon le mode de vie "Zéro Déchets" des 4R :

"Réduire  sa consommation en se posant la question « Ai-je vraiment besoin de ce produit ? ».

Réutiliser ou réparer lorsqu’un objet ne fonctionne plus, nous pouvons tenter de le réparer ou l’amener dans une recyclerie pour le rendre à nouveau opérationnel. Puis, certains produits sont jetés alors qu’ils pourraient être vendus ou donnés.

Recycler doit devenir un réflexe que ce soit grâce au tri, mais aussi grâce au compostage ; d’autant plus que nos poubelles contiennent environ 30 % de matières compostables

Revendiquer ou refuser en s’informant via des sites ou groupes sur des réseaux sociaux spécialisés autour du recyclage ou du zéro déchet. Il est aussi possible d’informer les entreprises que nous pouvons nous passer de certains emballages, comme faire ses courses avec ses propres sacs et boîtes/tupperware."

La Métropole de Lyon doit agir sur l'amélioration du tri et du recyclage. S'inspirer des idées ci-dessus mais aussi avancer pour changer les choses car des solutions existent et nous en proposons : 

* Il faut trier à la source, lorsqu'on a le déchet dans sa main pour la première fois. Il faut alors séparer les plastiques, du papier - carton, du métal, des déchets fermentescibles, du verre, des déchets dangereux et du reste devant être brulé. Cela fait 5 catégories à enlever par la Métropole en porte à porte du lundi au vendredi et deux catégories (verre et dangereux) à emporter personnellement en extérieur. C'est une démarche de fond que la Métropole doit porter. D'autant que l'écologie est son credo. Les choses doivent donc évoluer car le surplace du non-tri n'a que trop duré.

* Il faut développer des solutions de proximité simples pour les déchets alimentaires en encourageant la mise en place de composteurs et l'élevage de poules. Les poubelles grises (sans emballage) contiennent 60 % de déchets alimentaires. Une vraie source de progrès pour faire que la poubelle grise soit finalement presque totalement vide.

* Il faut former et informer les citoyens trieurs potentiels. Dans ce domaine tout reste à faire ou presque. Il faut viser les écoles, les collèges, les lycées, les copropriétés, les associations de locataires et propriétaires et expliquer et trouver des solutions aux problématiques de chacun.

3 axes sur lesquels presque rien a encore été fait.

Un vrai échec de la Métropole sur ce dossier sur les 30 dernières années.

Un beau projet au service de l'environnement pour le futur.

Christine BERTIN.

Délibs métropole/Vaulx

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