"Actu Vaulx" : quand la maire achète un terrain 1,4 million d'euros et le donne 1 €.

Jeudi 30 janvier 2020.

Lors du conseil municipal de mardi, je me suis exprimée au nom du groupe Agir Pour Vaulx-en-Velin sur la vente d'un terrain à 1 Euro alors qu'il avait été acheté il y a un an 1,4 million. Vous trouverez ci-dessous le texte de mon intervention.

"La ville possédait il y a encore peu 2 maisons de retraite, dans un très mauvais état : la maison de retraite des Acanthes, qui a fermé l’année dernière et la maison de retraite des Altéas au sud, qui va fermer d’ici 1 ou 2 ans.

Une ville qui, comme Vaulx-en-Velin, compte près de 50.000 habitants devrait plutôt en avoir 4. Ce calcul est basé sur le fait qu’il y a 164 maisons de retraite sur le Rhône pour 1,8 millions de résidents. Donc il ne nous en reste plus qu’une et la construction d'un nouvel EHPAD est plutôt une bonne nouvelle, d’autant que si c’est vraiment un établissement de type gérontologique, cela veut dire qu’il permet une évolution tout au long de sa vie de retraité.

MAIS :

1)   Ce nouveau site remplacera les Altéas, notre dernière maison de retraite, et les Volubilis, basé sur Décines qui vont aussi rapidement fermer. Donc au final, nous n’aurons qu’une maison de retraite. C’est clairement insuffisant ! La question des résidences de personnes âgées est une vraie question, même si on considère que Vaulx est une ville avec beaucoup de jeunes… mais aussi beaucoup de personnes âgées. De plus, la résidence Croizat, plutôt vieillissante aurait besoin d'un bon coup de neuf et un second foyer logement ne serait pas de trop sur la ville.

2) Les conditions de cession sont aujourd’hui le sujet. On achète 1,444 million d'euros et on revend à 1 euro. On perd donc 1 444 940 euros -1€. Pourtant, dans la délibération du conseil municipal d'il y a un an, on parlait de mise à disposition éventuelle. Pas de l’offrir !

On dit toujours que l’histoire est importante car il faut apprendre pour ne pas refaire les mêmes erreurs. Et en effet nous avons déjà eu le cas pour la clinique de l’Union vendue en son temps l’euro symbolique. Aujourd’hui, la clinique est fermée et le projet de construction de logements collectifs de 3 étages menace. Et nous aurons potentiellement le même problème pour le centre de santé Jean Goulard dans quelques dizaines d'années.

Malheureusement le risque est donc de nouveau le même sur ce projet de maison de retraite: quelle situation aurons nous à gérer dans 35 ans ?

Il y avait d’autres solutions de baux possibles. Pourquoi ne pas les avoir préférées ?"

Nous nous sommes donc abstenus non sur le fond car bien évidemment nous sommes TRES favorable à l'arrivée d'une maison de retraite sur la ville mais nous ne sommes pas favorables à vendre à 1 euro sans garantie au delà de 30 ans.

Christine BERTIN.