Ecole sur la décharge Gimenez : un projet à abandonner.

Lundi 19 novembre 2018.

Lors du conseil municipal de jeudi dernier, j'ai souhaité m'arrêter et revenir tranquillement sur le sujet de l’école prévue sur l’ex terrain Gimenez au Sud de la commune.

Petit retour en arrière. Le 9 février 2017, le conseil municipal a voté pour l’achat d’un terrain à l’angle des rues Dumas et Chénier d’une superficie de 8822 m²

pour un montant de 1.730.000 euros HT soit 200 euros HT/m²; ce vote était initialement prévu le 9 décembre 2016. Le 14 décembre dernier, nous avons délibéré pour valider le lot dépollution de ce site.

Avec un montant de dépollution de l'ordre de l'ordre de 120.000 euros, ce sera au final l'obligation de payer 1.200.000 euros HT de plus du fait que ce terrain est pollué en intégrant le supplément d'honoraires de maitrise d’œuvre (+132.000 €), les contrôles, les sondages, les analyses de l'air, les travaux de fondation profondes avec micropieux qui vont permettre d’aller chercher le bon terrain à plus de 20 m (+700.000 €), la dalle étanche (+90.000 €), le vide sanitaire avec sa ventilation, et toute l'éventuelle dépollution supplémentaire.

Le prix du terrain va donc être au final de près de 350 euros /m².

Nous avions posé plusieurs questions il y a 9 mois dont en particulier :

  • Pourquoi le vendeur ne s'est pas chargé de la dépollution du terrain comme il est d'usage?
  • Pourquoi n’avons-nous pas fait d’analyse de sols à l’origine avant achat final ?
  • Pourquoi ne pas quand même dénoncer la vente et aller acheter un terrain à un endroit plus classique surtout qu’à 350 euros /m² nous devrions trouver ?

Il eut probablement été judicieux dès le départ d'envisager l'utilisation d'un terrain local non pollué (municipal ou pas), et faire de ce site un parc, un stade, une enceinte sportive,... Cela n'a malheureusement pas été fait.

Il reste que nous nous sommes procuré l’acte de vente de ce terrain. Et nous y avons trouvé quelques clauses pour le moins étonnantes.

Ainsi « le vendeur déclare qu’il n’a jamais été effectué de travaux de remblaiement à l’exception de l’activité de carrières et que l’acquéreur (la ville donc) déclare  bien connaitre cette activité et renonce à tout recours contre le vendeur ». De plus l’acte de vente précise que « le vendeur déclare qu’à sa connaissance il n’a jamais été enfoui dans le terrain de déchet ou substance toxique, ni de déchet abandonné et ... que l'installation... exploitée ne comporte aucun danger ». Voilà qui est bizarre car tout le monde à Vaulx sait bien qu’en ce lieu était stockés des déchets…

Enfin il est précisé que les travaux de dépollution seront à la charge de l’acquéreur et qu’en plus l’acquéreur s’engage à dédommager le vendeur de tout frais qui pourrait résulter au vendeur dans le non accomplissement du contrat de vente (sic!).

Les choses sont assez claires comme j'ai pu le rappeler à Mme la Maire.

Pour ne plus s’embêter avec cette affaire qui me semble assez mal enclenchée et qui, si au final, l’école se construit un jour sur cette décharge, nous obligera à des plans de suivi, d’évacuation, de sauvegarde, de contrôle pour toute la durée de vie de l’école, nous avons donc proposé un abandon pur et simple de ce projet. Il serait pratique de rendre son terrain au vendeur, de récupérer nos sous et aller construire ailleurs dans de meilleures conditions sanitaires pour les enfants et les enseignants et financières pour la ville.

Nous sommes donc favorables à la construction d’une école mais bien évidemment pas au mépris de la sécurité des ouvriers (comme dans la cas de l'école Beauverie) ni des futurs utilisateurs (comme pour cette présente école).

Nous n'avons pas été suivi par les élus de la majorité qui ont voté pour la poursuite de ce projet. Chacun jugera.

Stéphane BERTIN.

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