Municipales 2020 à Vaulx : le Tribunal a tranché en toute injustice.

Lundi 8 mars 2021.

Le 02 février dernier, le Tribunal Administratif de Lyon a tranché : les élections municipales de Vaulx-en-Velin ne seront pas annulées et ce malgré les nombreuses infractions commises par la maire réélue. Elle devra néanmoins mettre la main à la poche pour s’acquitter des frais d’avocat engagés et de ses frais de campagne redressés par la commission (CNCCFP) pour financement de sa campagne par une personne morale, en l’espère, la mairie !

Parlons-en de la morale !

La première infraction que nous avions soulevée concernait un livre écrit et édité par la maire, et sorti par la maire Hélène Geoffroy début septembre 2019, avec petits fours aux frais de la mairie au tout début de la période électorale. Ce livre a servi à convaincre des personnes relais d’opinion sur la ville, relais retrouvés ensuite en grande partie comme soutiens officiels de la maire en vue de sa réélection. L’édito de la maire, et le portrait de deux colistiers, dont le maire par intérim y figurait aussi en bonne place pour illustrer « Ceux qui ont fait Vaulx-en-Velin ». Las, suite à notre recours, la Commission Nationale des Comptes de Campagne a retoqué pour partie les comptes de Mme Geoffroy, en insérant les « frais de distribution du livre » pour 1.000€ mais pas le coût du livre reconnaissant toutefois un financement illicite. Pourquoi ? Personne ne le sait. Il y en avait en réalité pour plus de 30.000 euros avec dépassement du plafond des dépenses de la campagne.

Parlons-en de la loi !

De la même façon, il est interdit par le code électoral de coller des affiches 24h avant le jour de l’élection (soit dès vendredi soir minuit), de diffuser les moindres messages, de faire campagne. Et là encore, un colistier de Mme Geoffroy a posté un message sur les réseaux sociaux le dimanche à 14h appelant à voter pour sa candidate. Ont fait de même de nombreux soutiens. Mais le Tribunal là encore n’a pas jugé sur le fond, mais en nombre de voix gagnées ou perdues. Il s’est refusé à le quantifier. Il a reconnu l’illégalité mais n’a pas sanctionné.

Parlons-en des promesses !

Dix jours avant les élections, la publication du journal municipal relatait en première page le vote du budget avec son lot de gratuités : cantine gratuite pour toute l’année calendaire, conservatoire gratuit, activités des retraités gratuites… Bien sûr, la diffusion de ce journal fut comme d’usage dans toutes les boites aux lettres de la ville. Mais cela, ce n’est pas condamnable selon le Tribunal ! Surprenant point de vue ! Au final, 1000 enfants de plus inscrits dans les cantines, 600 personnes au conservatoire touchés, 600 personnes chez les retraités. L’acte le plus violent est probablement de supprimer cette gratuité « COVID » de la cantine le 31 décembre, par un simple mail aux parents. Le Tribunal là encore n’a pas tenu compte de « l’achat » potentiel de voix. Il s’est donc refusé à les quantifier.

Parlons-en du respect !

On se souviendra aussi des 145 fausses signatures pointées du doigt par M Nordine Gasmi, les attaques pour racisme dont Stéphane et Christine Bertin ont été abreuvés sur les réseaux sociaux. On ne parlera pas de ce que nous n’avons pu justifier ou quantifier : les dizaines d’emplois supplémentaires par ci par là, ni les repas organisés en mairie pour des associations syndicales pendant la période électorale !

Parlons-en de la victoire !

Une maire sortante est réélue avec à peine 10% des inscrits, soit 2454 voix dans une commune qui compte 50 000 habitants. Pas de quoi être fière quand on ajoute le livre financé illégalement, les 145 fausses signatures, les promesses de gratuité vite arrêtées, les affiches arrachées, les appels à voter la veille et le jour de l’élection, etc. Mme Geoffroy a bafoué dans cette élection tant de règles du Code Electoral comme l’a lui-même reconnu le Tribunal. Mais étrangement le juge n’a pas annulé l’élection, l’écart entre les deux premiers étant trop élevé. Une sorte de prime à celui qui triche beaucoup.

Comme si l’écart de voix valait plus que la morale, l’équité, et la justice. Comme si tricher rendait juste. L’illégitimité et l’injustice du résultat auront bel et bien marqué cette élection municipale de 2020.

Christine BERTIN pour l'équipe APVV.

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